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Quand l’histoire s’invite au coin de la rue

C’est en 1982 que démarre l’opération de construction du quartier des 50 Arpents, qui fait l’objet, en ce moment même de travaux de réaménagement. Au début des années 1980, c’est dans un contexte politique inédit que les noms attribués à chacune des voies de ce nouvel ensemble de la Ville ont été choisis, par délibérations du 10 décembre 1982 et du 24 mai 1983. Petit tour d’horizon de ces noms de rue militants,références à des personnages qui, par leur action, ont défendu une certaine idée de la République.

Rue Jules Guesde

Journaliste audacieux, Jules Guesde est d’abord un républicain qui veut en finir avec le régime impérial. À partir de mars 1871, il soutient avec ferveur l’insurrection de la Commune. Opposé à Jean Jaurès, il défend en 1914 l’union sacrée pour la guerre et devient ministre d’État de 1914 à 1917. Fondateur du Parti Ouvrier de France, il choisira la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) au Congrès de Tours.

Rue Benoît Frachon

Ouvrier métallurgiste, dès l’âge de 13 ans, il devient secrétaire général de la CGT en 1945. Pour son militantisme politique, notamment comme dirigeant du PCF, Benoît Frachon est interné à la prison de la Santé suite aux répressions gouvernementales. Grande figure de la Résistance, il signe dans l’Humanité, le 22 août 1944, un appel aux armes contre « l’envahisseur exécré » à destination des « métallos parisiens » pour « achever victorieusement la guerre et reconstruire l’économie ». Benoit Frachon lancera également la bataille de la production en la reliant à la satisfaction des revendications ouvrières.

Rue Jean Moulin

Plus jeune sous-préfet de France de 1925 à 1930, JeanMoulin est nommé chef de cabinet au ministère de l’Air du Front Populaire en 1936. Révoqué de ses fonctions de Préfet par le régime deVichy en 1940, il crée son propre journal Premiercombat. En 1943, il devient chef du Conseil National de la Résistance et participe à la création du maquis du Vercors.Torturé par la Gestapo, il meurt en 1943, dans le train Paris-Berlin qui le conduisait en Allemagne. Inhumé en 1944 au cimetière du Père Lachaise, ses cendres présumées (son corps n’a jamais été identifié avec certitude) sont transférées au Panthéon en 1964. la rue Jean Moulin à Roissy-en-Brie

Cour Eugène Pottier

Poète et parolier, Eugène Pottier est l’auteur de l’Internationale, écrite en juin 1871. En 1848, il participe à la Révolution aux côtés des ouvriers parisiens. Membre de la garde nationale,il prend part auxcombats durant le siège de Paris de 1870 et participe activement à la Commune de Paris, dont il est élu membre du 2earrondissement.

Rue Jules Vallès

Jules Vallès fonde en 1867 son premier journal La Rue avant de lancer l’hebdomadaire Le Cri du peuple qui lui vaut d’être censuré et emprisonné à plusieurs reprises. Il sera l’un des quatre signataires de l’affiche rouge, appelant à la formation de la Commune de Paris. En 1871 il est condamné à mort et s’exile à Londres jusqu’en 1883. De retour en France, il réactive Le Cri du peuple qu’il porte passionnément jusqu’à sa mort en 1885.

Cour Victor Schœlcher

Homme politique français, Victor Schœlcher est l’initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l’esclavage en France. Aboli pendant la Révolution française, il avait été rétabli par Napoléon en 1802. D’août 1848 à décembre 1851, il siège à gauche comme député de la Martinique puis de la Guadeloupe. En 1875, il est élu sénateur inamovible par l’Assemblée nationale. Enterré au cimetière du Père Lachaise, ses cendres sont transférées le 20 mai 1949 au Panthéon.

Cour Jean Zay

Avocat et personnalité de la IIIe République, Jean Zay s’engage très tôt en politique au sein du Parti Radical. Ministre du Front Populaire et membre de la Ligue Française pour la Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen, il est assassiné le 20 juin 1944 par des miliciens, à Molles, sur ordre du gouvernement de Vichy.

Rue Marcel Paul

Dirigeant de la Résistance, Marcel Paul est livré aux allemands et déporté à Auschwitz puis à Buchenwald en 1944. Il dirigera le comité des intérêts français, avec pour objectif de sauver le maximum de déportés français, parmi lesquels Marcel Dassault. Au sortir de la guerre, député PCF, il sera nommé à de hautes responsabilités, et notamment à celle deministre de la production industrielle. Il est à l’origine de la nationalisation de la Banque de France, de la création d’EDF GDF et des charbonnages de France. Enfant trouvé, valet de ferme à 13 ans, il obtiendra le titre d’Officier de la Légion d’Honneur en 1982.

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